Grande déglingue

La grande – l’immense – déglingue de la fin de vie
N’avait encore éteint aucune voix familière,
Mais la géographie de la ville avait changé au point
Qu’on s’imaginait s’en tirer en pleurant à peine ;

Un coeur écarlate flottait dégonflé en haut d’une cordelette
Perdu dans le salon des anniversaires enfantins ;
On passait à autre chose, je voulais le leurre
Et l’argent du leurre, mais en face c’était vous deux.

Et je passais par ces rues en ces endroits différents
Qui rappelaient les seins offerts, et les assurances données
De n’être pas rejeté ; ces craintes ne vaudraient rien
Quand les voix familières s’éteindraient.

Une voix éteinte vient, avec son cortège de regrets.
Elle me dit : maintenant c’est ton tour, tu es le premier
Et derrière avancent les mariés et les ignorants,
Derrière avance la vie inexorable après toi.

Crédit image : Jonathan Marinier

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