Tout à la joie mauvaise du diagnostic

Le monde occidental change vite ces jours ci. Les plus de trente ans ont sans doute connu le dernier été sans canicules à répétition. Il en reviendra des étés qui ressembleront à ceux de l’enfance, quand aura cessé le dilemme productiviste chinois. Nous ne pourrons pas réduire nos émissions plus vite que celles de la Chine quoi qu’en pensent les populations occidentales, nous sommes trop habitués au confort.

Les moins de trente ans vont aussi connaître un monde du travail imprévisible, chaque nouveauté de la machine leur imposant une forme de nomadisme. Sans doute allons nous vers un nouvel équilibre, mais là aussi les appels au ralentissement viendront se heurter à la marche en avant imposée par d’autres, dont la Chine au premier rang.

Le commentariat qui regrette aujourd’hui la nouvelle extinction des lucioles n’a pas le talent de Pierpaolo Pasolini. Il ne se rend même plus compte qu’il est conservateur et se doit de l’être, se pensant progressif et subtil, tout à la joie mauvaise de son diagnostic. On gardera peu de choses in fine, autant les choisir avec soin.

Crédit image : Miki Sugimoto

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