Le siège

L’horreur du monde réel prend son essor d’un cerveau mortel,
Les disparus ne pendront pas aux arbres,
Ils ne se noieront pas dans les marais,
Ils ne basculeront pas dans les fosses hâtives des bois blancs de bouleaux ;
Comme les choses ont changé, tout le monde est juif aujourd’hui,
Jusqu’au président au milieu des ruines modernes.
Le printemps est à portée de main,
Il faut, dit un général lointain, cinq assaillants
Pour subjuguer chaque défenseur de la capitale étroite,
Puisque les rues sont des armes. Elles le sont comme le sont aussi
Les arbres, les marais, et les accidents que longe
Le long convoi funèbre de chars qui monte vers Kiev.
Cette ville ignorait qu’elle était un siège
Où s’assiérait un boucher ou un martyr.

Crédit image : Johanna Geron

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