Nous pelions des mandarines

Nous pelions des mandarines assis l’une contre l’autre,
Tu me tendais tes doigts pour les sentir – comme si je n’avais jamais vécu
D’émerveillement. Quand j’ouvre la porte de chez moi,
Après tant d’années, je sais que tu n’es plus ;

Me revient à la mémoire, pour ajouter à l’étrangeté,
La femme vivante qui usurpe ton numéro de téléphone,
Avec son visage erroné et mon envie de lui dire
A quelle mascarade cruelle elle participe sans le savoir.

Je n’ai pas besoin d’attendre de signes plus clairs pour t’écrire,
– Ma poétique est une vigie affolée qui cravache sur les chemins noirs –
Tu donnais tout, tu prenais tout, et tu disais de ceux qui te plaisaient,
Nous donnons tout, se sont ils aperçus que nous avons tout donné ?

2 réflexions sur “Nous pelions des mandarines

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