Un cheval entièrement faux

Le monde hiérarchisé, pré-révolutionnaire pour ainsi dire, de l’entreprise traditionnelle laissa place, en une génération, à celui mené par des ingénieurs à la tête de la révolution informatique. On pensait, outre les services qu’ils offraient qu’ils apporteraient aussi de nouvelles manières de penser.

On se trompait lourdement, à la place on eut des compétiteurs classiques dont l’objet était de limiter l’émergence de concurrents par tous les moyens habituels. Mais surtout on assista à la montée d’une nouvelle orthodoxie d’autant plus difficile à combattre qu’elle se parait des attributs de la modernité, et parlait le langage de la diversité et de la connectivité.

Elle était diverse à partir du moment où tout le monde pensait bien, elle était connectée autant que la connection pût être monétisée. Elle mentait. Avec méthode, avec facilité. Et elle croyait à ses mensonges un instant de raison après les avoir proférés. Personne parmi eux n’avait lu, sauf par défi annuel et par imitation, personne n’avait d’inquiétude hors de son dictionnaire.

“For progress there is no cure. Any attempt to find automatically safe channels for the present explosive variety of progress must lead to frustration. The only safety possible is relative, and it lies in an intelligent ex­ercise of day-to-day judgment.” John Von Neumann

Une réflexion sur “Un cheval entièrement faux

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s