L’idole est l’arrêt, souvenir ou mouvement.

L’acceptable d’hier est remis en cause, et nous jugeons les pères par la morale des fils, mais c’est en grande partie du fait d’une pensée qui se fut arrêtée. La pensée s’achemine de multiple manières vers son point d’arrêt : la prison est toujours la même, qui veut qu’on fasse du résultat un gain de temps et que l’on s’économise en y croyant. On s’économise en croyant à nos vérités, puisque les ayant conquises par lutte, on s’y repose par nécessité.

Le conservateur ne demande pas seulement que le monde reste intact, il se prépare aussi aux aventures qui viennent, préférant garder intactes les provisions de la route. Et quand la somme des habitudes fait porter un coût supérieur à l’avantage tiré de leur familiarité, quand surtout les hommes qui sont venus au monde dans les organisations anciennes constatent un écoulement vain de leur vie, ils demandent à revoir les hypothèses.

On sort par sursauts de ses sidérations. Pourtant l’erreur qui vient est identique, quand bien elle se produirait lorsqu’une époque change de bief, et donc se verrait moins, perdue dans l’enthousiasme de choses nouvelles. Une pensée qui progresse ne doit pas être fascinée par son progrès : elle s’arrête de cette manière, ayant idolâtré son mouvement. L’idole est l’arrêt, souvenir ou mouvement.

Crédit image : Ordure Bizarre

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