Jeunesse, jeunesse du glissé de nos pas

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Jeunesse, jeunesse en ordre dispersé
Dans un quartier populaire de Buenos Aires,
Et jeunesse sourde, et jeunesse aveugle,
Quand criaient la nuit les louves
Pour attirer leurs clients. Jeunesse, jeunesse,
Marchant sur les pavés avant qu’on ne recouvre
De bitume, les chocs têtus de nos talons,

Jeunesse nouvelle, riche jeunesse, belle jeunesse,
Arrachée aux époques trop sévères,
Et le glissé lointain de nos pas
Avec les louves latines des lampadaires,
Dans un quartier souverain de notre vie
En ordre dispersé hors de ces modernités
Qui s’appellent faussement de noms de libertés,

Jeunesse, jeunesse en ordre dispersé,
Pour une femme portant un feu jaloux
Et qui tend en arrière la jambe et
Bombe le torse avançant en même temps,
Pour une fuite loin des chaises alignées
Aux bords oppressants de nos pistes,
Jeunesse, jeunesse du glissé de nos pas.

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