Et l’adulte et sa peine

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Cent fois j’ai frappé aux portes de cette ville
Où m’ont ouvert des femmes extraordinaires ;
Je dédie au dégoût, au dégoût, les aventures
Que j’ai vécues en cachette de ce siècle trop lourd ;

Où que je sois, je me sais enfermé ; où que je sois,
Je suis libre, car cent fois j’ai pesé mon passé ;
Cent fois m’a-t-on ouvert la porte et fait passer
Sans demander jamais, ni mon nom, ni mon choix.

Je dédie à la soeur qui m’observe désormais
En silence, toutes les grandes raisons de ma révolte
Qui ne se peuvent savoir ; et j’ouvre à mon tour
La porte ; et je laisse passer, et l’adulte et sa peine.

Crédit image : Da Silva – St Ignatus

 

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