Harcèlement

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Je rentre à mon jeune âge dans le crépuscule provençal
Qui sent la fumée humide et provinciale.
La joie est bien cachée, accroupie derrière le réel –
Une de mes soeurs le savait, l’autre apprend encore –
Et moi je n’aime pas trop quand on me conseille
L’infini d’un autre, je préfère quand je bois la tasse
Et qu’il en reste encore au fond du bol.

Je comprends les divisions, comment elles se posèrent,
Et l’irrationnel qu’elles voulussent ne jamais s’achever ;
On m’a craché dessus me laissant porter le stigmate
Jusqu’à la douche du soir. Je fus soumis à la dureté
Qui faisait rire ceux qui bloqueraient les routes, rendus
Adultes et pauvres ; ils penseraient d’abord que la richesse
Soit le moyen d’une médiocrité voulue, et maintenant
C’était un obstacle à une médiocrité pire encore.

Nous nous sommes rejoints à l’endroit médiocre et riche
D’avant toutes les naissances. Chacun sait qu’un monde
Qui bénéficie de sa critique est l’inverse d’un monde qui en profite :
J’ai essuyé le crachat, arrondi le calcul à la première fortune,
Mais je n’ai pas oublié qu’ils étaient nombreux et nuisibles,
Et qu’ils ne disparurent pas quand je les laissais
Là où on les trouverait au matin, ravalant leur crachat.

Crédit image : Jenna Barton

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