Un cercle pendu à un crochet

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J’ai d’autres ambitions que l’appartenance ; que personne ne me possède, que je ne possède personne, content si je peux aller ainsi. Gouvernés par les singes qui survivent, ceux qui ont parié face cinquantaine fois, quand face est sorti cinquante fois, voilà ce que nous acceptons par impossibilité de discerner la chance. Je ne me réjouis pas d’être un de ceux qui parièrent quarante-neuf fois face : j’en profite, et ce n’est pas la même chose.

Il reste un pari, consistant à penser la phase qui s’annonce où le reste de ma vie m’appartient sous une forme qu’elle n’avait pas prise, qui échappe à “l’organisation de la servilité”, qui en somme est une expérience poétique. Dès que l’on se permet de penser la liberté, seules viennent à l’esprit des images paradoxales, « les limites de mon langage sont celles de mon univers » disait Wittgenstein. Un cercle pour la perfection du mouvement qui ne s’entrave, un crochet pour le monde qui l’entrave, une métaphysique gratuite pour celui qui a déjà beaucoup.

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