Alger

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Les anciens conflits parfois ne laissent aucune frontière ;
La terre et les hommes sont frappés sans cicatrices,
Ici passe une nervure, celui ci pense au passé.
Puis ayant pris l’habitude d’être obscurs,
Les enfants marchent dans les rues magnifiques
Sous lesquelles gonfle l’hématome de griefs.
Et les boutiquiers du chaos offrent le choix
De l’hémorragie ou du caillot. Ces gens mettent
Un temps de bêtes à ne devenir rien ; les cages
Du vote sont peuplées de maghrébins magnétiques.
Chaque fin de semaine, la province exhibe ses specimens,
La banlieue lointaine s’écartèle entre deux mépris égaux.
Quand la victime est forclose, on referme le livre d’histoire.
Dans le silence qui suit, un couple voyage vers la France.

Crédit image : Le Temps

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