Un feu côtier

Les femmes trophées allument au soir un feu côtier
Et se lamentent à haute voix sur les lieux de naufrage ;
Les navires s’approchent où tous les compagnons s’enchaînent,
Ils confondent les phares pour les lueurs et les plaintes,
Tel Ulysse revenu au point de départ, le héros meurt d’ennui.
Comment vivre dans cette ville de viol progressif
Etourdis par la clameur accrue du secrétariat
Et supporter la servitude sise au centre de l’Evangile.

Je ne souhaite pas savoir d’où vient l’intensité de gêne
Dont j’ai souffert auprès des jeunes filles d’abord, des femmes ensuite.
Mon premier jugement consiste à penser
Qu’il ne me servirait à rien de le connaître et l’autre impression
D’inquiétude repose sur le vide où je verse l’espoir.
De certaines choses je me suis entiché, m’étant intoxiqué à un âge
Où les hommes peuvent renoncer de multiples manières :

Par la colère sans direction, la rage explosive certes,
Mais surtout par la cuisson de ses frustrations
Sous un couvercle de métaphores impuissantes.
A la question de comment vivre dans la ville, je réponds que
Les imbéciles, tous les improbables, peuvent écrire de la poésie.

Credit image : American Beauty – Cinema palette

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