You are not safe

Si j’écris ces quelques mots c’est que j’ai reçu des messages demandant où j’étais parti. Il se trouve que j’ai pris du champ avec Facebook, je n’y reviendrai qu’avec parcimonie et la plupart du temps mon compte sera suspendu.

J’ai vu la prestation de Mark Zuckerberg au Congrès et celle ci m’a parue similaire à celle des banquiers irresponsables du début des années 2000. Je ne cherche pas à argumenter de la chose, je sais ce que j’ai vu : j’ai vu la veulerie. J’y ai vu la même veulerie donneuse de leçons. Il sait ce qu’il a fait, et juché sur un tas, il sait maintenant que l’objet de son entreprise est vaste comme vide. Il le sait mais il insiste avec l’idée de prendre les représentants élus pour des idiots. Eux, c’est à dire nous.

Je dis « lui » mais c’est un ensemble plus large de complices qui se complaisent dans leur rôle de dissolution. Car on peut se raconter toutes les belles histoires de rapprochement et de connectivité, la production de cet organisme de surveillance est celle d’une officine ivre de sa technique.

Et j’ai un mépris sonné de plusieurs pièces envers les médias ébahis qui trouvèrent du charme à l’entreprise d’obfuscation. J’imagine qu’ils ne peuvent plus sortir de la cage qui leur a été construite par les liens de traffic et d’audience. Car il aurait fallu être du coté de celui qui trouve absolument scandaleux que la création ait pu servir au mensonge. Et il aurait fallu s’en saisir et la changer pour qu’elle dise à nouveau quelque chose de saisissable et de vrai.

Cette semaine est mort Milos Forman, qui fut en son temps compagnon de classe de Vaclav Havel, et je me suis souvenu de pourquoi j’aime tellement ces hommes anciens et pourquoi je méprise autant ceux qui se retrouvent du coté du joug en ayant l’air de ne pas y toucher.

Forman disait : “Je me moque de la politique. Mais ce que je sais, c’est que si on veut dire la vérité on est toujours politique, même sans le vouloir », Vaclav Havel ajoutait qu’il n’y avait qu’une seule manière d’arrêter une oppression c’était de dire la vérité.

Les deux insistaient donc sur la même chose, celle d’avoir la décence de dire la vérité, d’agir en fonction et celle de ne pas croire que la force soit vertu, qu’elle vienne d’un déni de l’individu pour la masse, ou d’un déni de l’individu pour l’argent.

 

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