Une embuscade de larmes quelque part dans l’Europe ferroviaire

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Chaque interaction humaine ardemment désire
Participer d’un métabolisme ; que mon prochain note,
Tout est processus, rien n’est immédiat.
En voyage, on devrait fermer les yeux,
Répète Cendrars sans rien voir ;
Et de chaque moment, exiger une heure pleine,
Car elle passera comme les miracles et les peines
La certitude de la raison, avec son thé de cigüe
Assise au wagon-bar et les rites affreux du pays
Qu’on traverse en Européen miraculé. Ici il y a peu
C’était l’enfer, maintenant c’est l’ennui ; j’ai oublié
Quelle embuscade valait le coup de s’inquiéter.
Je crois que c’est toi que j’ai vue sur le quai
Assise toute à l’heure à la manière d’un indice.
J’aurais pu descendre et rejouer la surprise
Mais j’ai eu peur de mettre à bas tout l’édifice.
Les trains donnent l’occasion de languir
Les paysages et les hommes qui défilent
De plus en plus vite contre l’écran qui nous sépare
Dans chaque direction du futur et de la distance.

Crédit image : Gabriella Manzoni

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