Mon récipient

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J’allais au travail et j’y voyais des fantômes attablés,
Mais on me rapprochait de ma mère dans son mystère
Et j’y jetais quelques pierres penché sur la margelle,
Guettant le bruit sec de la chute sèche.
Le dieu en moi s’inquiétait comme toujours de l’invention
De la ville m’enjoignant d’ouvrir d’autres portes.
Mais on me rapprochait de mon père dans son silence
Et j’y jouais une chanson qui vient de Bucarest.
Je n’étais jamais tranquille, il y avait devant moi
Des étendues. Je pensais à des lieux clos comme
La cabine privée d’un cargo, ou ma chambre rouillée
Qui ne s’ouvrait plus sans un vigoureux coup d’épaule.
Tout ce qui m’entourait, me contenait, tous
Mes souvenirs s’accumulaient sans raconter d’histoire.
J’avais mis la charrue avant les boeufs et j’allais
Au travail où je m’attablais avec mes fantômes.

Crédit image : The Art Factory Magazine

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