Le siège

dd0e7b7f9bd54b3703e6242ef274b53d.jpg

Est-ce grace à toi que je lis ce long livre
Sur le siège de Leningrad
Qui dura 900 jours
Avant que les armées nazies ne s’épuisent.

Je vois circuler en
Ex-voto de bois brut les traineaux
Portant les corps de leurs juvéniles
Propriétaires,

Et je vois aussi les têtes tranchées des chevaux
De Curzio Malaparte
Pris dans les glaces du lac Ladoga
Aux yeux exorbités par l’angoisse.

Le froid fut autant cette monnaie commune
Que le feu roulant ou la famine des villes
Et la peur qui se fut installée
Où la désunion régnait.

Il se trouve que personne ne veut plus
Payer le prix du présent
Avec de tels souvenirs,
Que croyons nous vraiment ?

Que les coffres furent vidés une fois pour toute ?
Que le mal de Munich ne fut passé
D’un siècle dans le suivant ?
Laisse moi dire que nous mentons en témoins.

Nous mentons quand nous oublions
Les réserves considérables qui furent faites
Au cours des soixante dernières années
N’attendant que le début du siège.

Crédit image : Lake Ladoga – the ice road

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s