Avec quelle célérité se videront les entrepôts

Charles Pascarel 3.jpg

Le drapeau hissé comme une injure claque
Au vent mauvais, je suis revenu tel le langage
Qui souffle en attisant partout les appétits.

Je suis
Revenu quand la paix se mesure à la longueur
Des chaînes logistiques entravant le torse du pays.

Je suis revenu quand sont perdus les talents de la famine,
Revenu quand les animaux familiers en premier puis les rats
Pour finir comme des mots deviennent une nourriture.

Revenu,
Quand les habitants sortent les graines des greniers
Sous les mégaphones de la folie et quand ils demandent
Pourquoi vivre si mal sous un ciel si méconnaissable.

Je suis revenu aux portes fermées de la ville voir revivre
Les noms évités de la cité.
Bourgeois qui eurent les clés au cou et maintenant
Brutes qui dormez à genoux,

Je suis revenu au premier jour du siège qui durera
Mille jours, du siège de trois cent jours, ou de celui
D’un seul et même et interminable jour de siège.

Crédit image : Charles Pascarel

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