Césarienne

Tamara de Lempicka- -La Bella Rafaela-- 1927.jpg

Tout ce que je perds, je prends,
Ce que je donne, je rends,
Sa mort m’a ouvert l’esprit,
A tous les vents, je vais devant.

Je voulais dire et j’ai tu,
Le langage m’a mis en cage,
Trop souvent, j’ai vécu sage,
Elle seule sait que j’ai vécu.

Maintenant c’est le nouveau,
Aux poings et au berceau.
Benite soit la ponctuation
Qui mène aux exclamations.

Demain j’aurai un an,
Je serai vieux, je serai grand.
Cette année fut une souffrance
Et l’enfance pesa dans la balance.

Je suis cet homme, ce frère
Qui dort loin sur la Terre ;
Une révolution s’est produite,
Une ame neuve est en fuite.

Crédit image : Tamara de Lempicka, « La Bella Rafaela », 1927

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