Un phare nautique 

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Je me tourne vers la mer d’où montent les angoisses
Vers nos hotelières monstruosités imposées au rivage.
Les premiers marins n’auraient pas manqué de respect
Envers autant de forces qui les nourrissaient
Mais, ils ne considéraient pas non plus l’étendue
Comme la surface d’un volume sans bords :
La divinité et non la géométrie était ce va-et-vient de marée.
Je me tourne vers la mer la plus proche, agenouillé
Sur mon tapis qui est en l’occurrence, un radeau.
Car j’ai commencé de regarder par dessus mon épaule
Et je vois comment on éteint les lumières sur le continent.
A l’heure où se couche le soleil et montent
Les baudruches de ténèbres dans l’encombrement
Des miroirs, je lis. Ma journée fut consacrée
À faire le départ entre la distraction et la nourriture ;
J’allais de jour avec les passagers de ma camaraderie.
C’est une compagnie qui fut tout d’abord posthume
Faite d’écrivains et de poètes, de peintres et de sculpteurs
Puis devint une habitude d’être seul à sa manière.
Je lis et commence l’excavation qui s’effectue la nuit,
J’ai vécu pour connaître une seule phrase vraie et par
Ce signe de ponctuation, la lueur égrenée du fanal.

Crédit image : Jon Helip

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