Le bras étendu

Vous verrez les merveilles que j’élabore,
Vous verrez tout ce que je réserve à la race humaine,
Et bientôt j’aurai éventré vos pauvres joies,
Bras étendu, main puissante et tutti quanti.

On jouera le temps qui passe à la manille,
Et vous glisserez les maîtresses dans vos manches
Ou bien les aurez dans le dos, bras à l’équerre
Pour s’en saisir en loucedé.

Oui, vous jouerez la vie malgré les merveilles
Des corps qu’on enterre et de ceux qu’on emprisonne,
Et vous vivrez la vie qui se résume à jouir, seul
Ou à plusieurs, du passage du temps.

Vous verrez enfin la justice du verdict – il n y en a pas d’autre,
Vous renoncerez à laver votre nom – il n’y a que le mien,
Et dans les messages qui s’échangent sans cesse
Vous le direz, vous le direz en vain.

Crédit image : inconnu

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