Du fait de paresse

Il n’y a fond qu’une seule question, c’est celle de savoir si l’on a travaillé.
Et si l’on a pas assez travaillé à droite, on a fait semblant de le faire à gauche ;
Voilà toute l’histoire politique des quarante dernières années en Occident.
On demande aux gens de bien vouloir patienter, quand ils ont eux mêmes
Voté pour l’immobilité et l’envie ; une éducation entière est à refaire, et le secret
Doit exister à nouveau pour éteindre le vacarme de l’envie : oui, le vacarme !

Les styles de vie s’exhibent dans le détail et sortent des cercles publicitaires
Pour entrer dans celui de l’exposition directe ; à ce point qu’on monétise
Le fait de s’envoyer à la gueule le congé qu’on donne à la réalité
Quand on en a les moyens. On a inventé un métier horrible : celui d’influenceur.
On coupe surtout chaque fait avec le même couteau, celui d’un désir seulement
Utile à distraire du fait de paresse : on ne travaille pas assez, voilà tout.

Crédit image : John Cassavetes

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