Bivouac sur la frontière cancéreuse

Quand je rentre à pied du lieu de mon travail
Jusqu’à celui de mon sommeil, je suis dans la ville
Sure et pluvieuse qui s’illumine ;

Je vais entouré de la vie apprivoisée,
Arrivant inquiet près de mon immeuble
Où un gravier d’empire crisse sous le pas,

Comme si j’avais soudain pris un chemin rural
Qui montait par paliers jusqu’à une porte
S’ouvrant sur un terrain vague. Cette porte est

Protégée d’un talisman cloué de guingois
Au chambranle. Derrière c’est la nuit ;
Et l’on a jeté dans le feu les restes d’un repas,

De peur d’exciter par l’odeur, les bêtes
Qui parcourent le terrain à notre poursuite,
Venues nous harasser depuis la trop proche frontière.

Crédit image : Chris Steele Perkins

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