L’optimisme

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C’est naïf l’optimisme, à la limite de l’idiotie, exigeant d’oublier l’expérience répétitive et fatale de l’échec. Tout se fait et se défait, il suffit d’attendre un peu pour justifier le découragement de sa personne. Mais on est jamais seul dans nos calculs ; l’optimisme ne peut pas être tout à fait pour soi même, et, pour les mêmes raisons d’oubli, sert ceux qui viendront après.

Certes, parfois, l’optimisme est une paresse. Il s’agirait de ne pas penser, de remettre au lendemain son effort, en espérant que les choses s’arrangent sans soi. Et pourtant quand on est parent, on est optimiste pour ses enfants, d’une manière indépendante de sa vertu, de la sienne et de celle de ses fils.

Les optimistes sont les parents idiots de l’histoire, ce sont des clowns qui avancent tête levée, tandis qu’ils trébuchent du bas du corps sur leurs espoirs déçus. Et les spectateurs autour d’eux se moquent de leurs illusions pataudes. Car c’est aussi idiot comme la foi l’optimisme, et demande une générosité dont la contrepartie est incertaine, envers les autres et l’avenir. En vérité, c’est idiot comme l’avenir, l’optimisme ; ça tombe bien puisque c’est là bas que nous allions tous.

Crédit image : Ordure Bizarre

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