Quand le pays est devant soi comme une absurdité

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Quand le pays est devant soi comme une absurdité,
Prêt à être divisé en parts comme il fut devant Abraham et Lot,
On doute enfin que la vie fut faite d’heures payées au prix,
D’âge et de mérite réglés à temps.
Peut on vraiment pardonner à des idées si inquiètes ?

Et l’on se croyait seul mais il y a quelqu’un,
Une personne heureuse à cet instant précis.
Nous avons été heureux en France, nous avons été riches
De n’avoir pas souffert la compagnie courue des imbéciles,
Miséreux ensuite d’avoir été cernés par la médiocrité.

On dira qu’on a essayé toutes les manières d’être roi,
Ignorant des lois qui cherchaient à remplacer la morale,
La conséquence de l’échec, bien plus que son résultat éventuel,
Est d’avoir essayé : nous avons été libres en France
Sous le regard des hommes cassant leur pierre habituelle.

La peur que les choses ne changent trop vite
Caractérise l’époque et force le frein. La France attend
Une organisation sévère de mots qui arrêterait les rouages,
Elle veut un silence plus solide de mobilier urbain
Quand elle devrait sonner le tocsin des immobiles.

Crédit image : Rembrandt

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