Tu auras beau faire, tu seras sauvé

D7NutJeU8AEqH3u.jpeg

A notre époque, nous avons par la science réfuté la métaphysique
En plaçant la charge de la preuve chez celui qui formule l’hypothèse.
Des réalisations considérables trouvent leur source
Dans cette attitude de défi ; la grandeur de l’homme repose autant
Dans le courage de ne pas se donner de maître caché,
Que dans le maintien de ses vertus dans le vide du monde.
Mais qu’on considère aussi l’appétit insatiable de miracle,
Dont la source se trouve dans la finitude de l’existence.
Car nous savons qu’un homme se mettra à croire articulant son espoir
Dans la pauvreté de sa vie.
Il est faux d’imaginer qu’on puisse y résister,
Chacun succombe à la tentation d’une métaphysique
Dès qu’il donne un sens à sa vie ; respirer est déjà une concession au projet.
Mais je veux dire à cet instant comment l’homme s’élève à nouveau
Et définitivement en adulte. Il le fait en admettant qu’il existe
Plusieurs métaphysiques et qu’il en a choisi une.
Ainsi ayant admis la faiblesse de son état de crédulité,
De son état de bifurcation, l’homme entre par elle dans sa grandeur
En choisissant parmi une pluralité d’illusions qu’il admet.

Crédit image : Dunkerque

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s