Dimanche du ramasse-feuille

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Quand ce pays n’était rien et que la frontière commençait au pas,
Ce pays était celui de la faim, c’était le travail d’un homme jeune.
Depuis qu’il a convenu de ses institutions sauvages,
Le pays échafaude son carnage parfois dans des colères
Distillées de leur cachette, et plus souvent dans le bourdonnement
Du ramasse-feuille brulant son fuel comme une bouche expire.
La vérité c’est qu’on passe en famille un temps de dingue
Dans le vacarme des obsessions et que le monde parle
Derrière notre épaule avec un bruit de mobylette.
La vérité c’est qu’il faille accepter partout le voisin
Dont le visage est officiel, sans avoir son mot à dire sur les négociations
Avec les représentants dominicaux de l’institution des choses éphémères.

Crédit image : Robert Cornelius

 

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