Banqueroutes

Robert Franck.jpeg

A la douane quand j’arrivais de mes pays lointains
J’ouvrais grandes les mains ; de mon propre examen
J’avais traversé le monde dans ses plis, en vain pour
Chercher une place qui fut mon point d’appui.

Je ne savais rien d’autre qu’une philanthropie fondée
Sur l’ignorance, j’en construirai une autre
Fondée sur la mauvaise conscience ; entre elles
Je travaillais, déclarant le travail dans ses cases.

Et les compagnies implosaient en fournitures
Laissant leurs débris dans les bureaux vains ;
Ce qui faisait faillite était mon appui, ce qui faisait
L’objet d’une contrebande était mon commerce.

A la douane quand j’arrivais j’ouvrais grandes mes mains,
A chaque espoir d’arrêt, on acceptait mes coups
Et on considérait mes blessures, les compagnies
D’emploi implosaient en mobilier de bureau après moi.

Crédit image : Robert Franck

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s