Russe cosmique

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J’ouvrirai le grand maintenant pour y tracer une ligne
Parfaitement droite et sur laquelle m’étendre.
Car je vais vers le simple qui ne souffre pas d’autre fin
Que celle promise par mon endurance.
Les objets récents qui m’entourent furent acquis
Dans une période faste exempte d’enjeux ;
Eux aussi font partie de la ligne droite que je trace
Mais ils emportent l’inquiétude or je ne prétends pas
Que le vide soit l’égal du repos. Fernando Pessoa
Est clair sur le point de savoir comment l’action fut
Une manière de connaître la quiétude. Il se trouve
Que les livres lus sont entourés des commentaires
Infinis de l’écran et qu’ils existent tous au même instant
Puisqu’aucune ligne n’accepte de s’achever nulle part
Du fait de ses coincidences. Et celui qui tient la plume
Dans notre temps se doit à la fois de tracer le trait
Et de le rendre congruent à sa faible taille. Personne
Ne devrait plus travailler à la postérité humaine
Puisque rien ne peut plus être l’objet d’un oubli.

Crédit image : Fedor Dostoievski

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