Quel bizarre espoir fleurit sur le lit de nos mauvaises pensées

Ray Metzker- -Frankfurt- Germany -Kayak--- 196.jpg

Quel bizarre espoir fleurit sur le lit de nos mauvaises pensées. L’espoir d’une idéologie, l’espoir d’un grand chambardement, l’espoir d’un grand vide et donc aussi un terrible manque d’imagination.

L’énigme posée par Albert Camus dans Noces était donc cristalline : « car l’espoir, au contraire de ce qu’on croit, équivaut à la résignation. Et vivre, c’est ne pas se résigner. »

Il s’agissait de ressusciter le régime de la capitulation et les gens espèrent la fin d’un monde, ils espèrent le début d’un nouveau et de n’importe lequel.

Car c’est cela qui s’appelle vivre aujourd’hui : une résignation à l’envie d’en découdre. Et de rouler comme un buffle affolé dans la la trame de nos civilités jusqu’à la déchirer même.

On veut partout qu’enfin le coupable apparaisse et qu’il soit châtié. On vote partout pour blesser les fantômes de la médiocrité. On espère un résultat, on l’aura.

Crédit image : Ray Metzker, « Frankfurt, Germany (Kayak) », 196

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