A celui qui s’éteint en Provence

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Usuellement saoul dès matin,
Il garde l’excuse sur la langue
Dans les couloirs de sa maison
De repentance. Viens

Par le rêve, il faut tenir ;
Par l’envie, il faut tenir
Face à la progression trop lente
De cette maladie médiévale.

Parfois il est laissé nu
Aux cyclones de fortune,
Et parfois il comprend
Comment la vie qu’il mène diffère
De notre oxydation commune.

Je sais qu’il se replie
Quelque part en Provence
A passer par les fenêtres
D’ennui, à pleurer toute sa peine
De mots mangés.

Il bredouille une ancienne chanson
D’un rejet qui ne fut comblé,
Puis des rendez vous manqués
Jusqu’aux ténèbres qu’on
Accepta pour lui.

Il n’est pas oublié, non : je le retiens.
Et il n’est pas encore
La mémoire du bonheur
Que j’aimais tant
En Provence, par ces anciens matins.

Crédit image : Francis Bacon – John Deakin

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