Les monstres absents

IMG_2033.jpg

Cet appartement rappelle le pont d’un navire,
Ma femme et moi y dormons au milieu du ciel.
Quand vient la fin du jour, l’ensemble s’embrase
A faire disparaître les ombres des rayonnages désoeuvrés.
Le premier livre dans la bibliothèque traite d’une errance,
Je préférais celle des courtiers français en fourrure,
Gens de faim qui ne passèrent pas le col des immigrants.
Mais les choses furent plus banales et plus simples
Du fait de la concentration du verbe.
Et l’histoire qui trône en premier parle aussi de l’ocean
En sa pirogue de poursuite. Tout manque ici encore à l’appel,
Les débuts et les monstres, nous venons d’emménager.

“Where lies the final harbor, whence we unmoor no more? In what rapt ether sails the world, of which the weariest will never weary? Where is the foundling’s father hidden? Our souls are like those orphans whose unwedded mothers die in bearing them: the secret of our paternity lies in their grave, and we must there to learn it.”
― Herman Melville, Moby Dick

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s