Les terres amères

Miguel Riopa - AFP.jpg

C’est après, bien après que revient le goût
Des terres amères, des rires à genoux
Lorsque nous étions encore vifs et verts.
Et même là, réjouis de nos très courtes colères,
Nous voulions passer notre vie en parallèle.
– Mais ! attends, fais silence, attends ! c’était elle ! –
Notre mère nous surprit la nuit portant des masques
Ici veillant à l’effet de miradors,
Pratiquant en frère les danses, les bergamasques
D’avant les adieux transformant tout en or.
Les voisins ont déserté leur maison
Laissant croire sans fin aux choses et aux minuteurs
J’y crois, mais je suis fourbu et j’ai mes raisons,
Car tu nous manques comme à la première heure.

Crédit image : Miguel Riopa – AFP

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