Le cynisme

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Il y a en France des vaches qui broutent un champ de colchiques et lentement s’empoisonnent. Elles s’empéguent de complots imaginaires, elles conversent en plein air d’idées folles, elles ruminent avec amertume dans une langue mangée aux adverbes.

Entre la fin de l’adolescence – lorsque l’autorité de l’apprentissage peut être pleinement contestée – et le milieu de la trentaine – où autrui compte plus que soi même – une masse consciente aura abdiqué sous le poids de circonstances certes, mais surtout de son chef, tout esprit critique. Et cette foule aura considéré sa colère comme légitime à s’adonner à chaque démagogie, à chaque communautarisme, à chaque syllogisme, pour finir : à toutes les facilités.

Je vois venir un cynisme d’une brutalité inouïe. Car ce troupeau soumis aux tintinnabulations de ses clarines abracadabrantesques sera bientôt considéré comme un poids mort par le large de la population. Il sera « géré », nourri et logé pour éviter le pire mais, pour l’essentiel, maintenu dans la réserve.

Le cynisme en France c’est cela, trouver cet état de fait dans l’ordre des choses et ne rien faire contre la subjugation des foules par les nouveaux joueurs de flute.

Crédit image : Eugénia Loli – Sunday

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