Le port d’Halifax

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La mémoire fonctionne de manière étrange et parfois se comporte tel un majordome qui vous servirait au moment propice en sortant de l’ombre. Dans le taxi qui me mène de l’aéroport au port d’Halifax, le conducteur m’a entrepris pendant la durée du trajet sur le fait qu’il fut le plus grand port en eaux profondes du monde après un autre qui se trouverait en Australie. Je crois qu’il y a une bonne raison pour laquelle il faut se souvenir des belles choses et non des grandes.

Arrivé à mon hotel, je me souvenu puis j’ai cherché la phrase exacte tirée de Guerre et Paix : « On ne peut, paraît-il appliquer à la grandeur la mesure du bien et du mal. Pour celui qui est grand rien n’est mal. Aucune abomination ne peut lui être imputée. « C’est grand ! » disent les historiens, et alors il n’y a plus ni bien ni mal, il y a ce qui est « grand » et ce qui « n’est pas grand ». Ce qui est grand est bien, ce qui n’est pas grand est mauvais ».

Il y a chez les écrivains importants une somme de vérité qui s’épuise en s’imposant. Et je me demande si nous ne faisons trop souvent de nos idéologies, de nos religions et de nos réalisations, des idoles gigantesques précisément pour ne penser ni le bien ni le mal.

Il y a dans la ville d’Halifax le plus grand port en eaux profondes du monde après un autre qui se trouverait en Australie.

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