Non

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Parmi les choses qui se déroulent dans le langage, c’est ainsi que j’ai fait l’expérience de la laideur qui se confond avec celle de l’aliénation. La maladie et son cortège de douleur n’est en aucun point hideuse, elle est tragique et elle emporte la grâce d’une personne qui veut vivre et vivre encore.

Cette année et contre mon gré, je fis encore boutique de mon désarroi et trainais dans l’archipel du cancer, la nostalgie d’une Cythère révolue. J’aime, je veux dire j’aime sans conditions, celle que j’ai vue se débattre dans les courants. Les malades meurent hirsutes, pour peu qu’elles soient jeunes, leur beauté se constate par une coiffe rebelle.

Voyez vous, ce qui est laid relève d’une soumission. Il est des gens qui sont laids du fait de leur religion, il en est de plus en plus, et d’autres du fait de leur politique, d’autres enfin du fait de leurs économies. Entendons nous, je sais que tous les choix ne sont pas envisageables mais de grâce n’attribuons pas de grandeur à ceux qui consistent à se courber. J’ai constaté la beauté dans des travaux infâmes, son oeuvre à mes yeux comportait un refus.

Crédit image : Ivan Konstantinovich Aivazovsky

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