Le pavillon des femmes

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Elles ont sans cesse la bouche ouverte,
Les poubelles béantes sur leur estomac mi-plein.
Les majordomes en blouse y déposent par abandon
Les déchets de passage et les accessoires de la mascarade.

Au matin elles sont vidées avec rudesse
Afin que leur témoignage nocturne soit incinéré
Au troisième sous-sol d’un bâtiment
Qui porte le nom de « Pavillon des Femmes ».

Et l’on pense si l’on a suffisamment de mémoire,
Et si l’on a suffisamment lu, à Victor Frankl
Entouré de ses suicidaires promises aux flammes ; ici

La forge indifférente ronronne des fragments
De transports moins tragiques et elle offre l’énergie
Qui nous remet pour partie en place, sur la ligne du matin.

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