Les circonstances du bourreau

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Claude Lévi-Strauss détestait les lumières du carnaval. Pour la même raison qui veut que les sociologues ne puissent considérer une exubérance sans racines. Le journal du soir nous convainc que Netchaïev est de retour. Mais j’ai lu son catéchisme du terrorisme : si le peuple doit être effrayé c’est pour qu’il se soulève et non qu’il se soumette ; nous sommes face à un problème différent d’une lutte sociale.

J’écoute René Girard quand il identifie l’existence du mal à l’aveuglement face à l’envie. Et tous les termes de l’équation sont travaillés par des courants convergents. L’aveuglement premièrement, avec ce luxe de ne pas voir qu’on a tué pour jouir. La formidable envie ensuite que nourrissent les enchainés volontaires à l’endroit des hommes libres. Cette croyance étrange enfin, qu’une folie qui existe depuis la fondation du monde puisse être due à nos circonstances économiques.

Comme cela arrive à temps régulier, un texte religieux, profane, quelconque, fait office de Marteau des Sorcières. Il se trouve que les outils sont un peu nouveaux et le discours de la victime fut mis en open source. Est-ce suffisant pour excuser la prétention d’être responsable des circonstances du bourreau.

Crédit image : A clockwork sunday by Rabittooth

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