Bétail

Bétail, à soixante ans se rapproche la nostalgie, et
Sous nos pieds se modifient les aiguillages.
Soudain la langue a tant changé qu’on doive tout traduire :
Rutebeuf pour le comprendre, « que sont mes amis devenus ? »

Oh levez bien haut le verre, oh Meursault bouteille de péché,
Levez au jeu où l’on gagne souvent mais peu.
C’est maintenant, c’est aujourd’hui et jamais, bétail qui aimait
Puis finit par une machine sachant tous les secrets.

Crédit image : NYT

Laisser un commentaire