
Je refuse que mes deuils finissent,
Et c’est le cas de tout un peuple
Dont le livre enroulé insiste.
Je ne puis plus être implacable
Car ne doit-on pas pardonner
A celui qui a survécu ? Et
Si l’on lit ceci, n’a-t-on pas survécu ?
Les mises en garde s’accumulent,
Lentement s’alignent les esprits.
Les idiots attendent la fin du deuil,
Les pervers celle de leur culpabilité.
Et puis un jour les victimes
N’iront plus nourrir les chiens,
Et mourront un miroir au bout du poing.
Crédit image : inconnu