
Ahou Daryaei est doctorante en littérature française à Téhéran. Elle incarne bien mieux que les laborieux étudiants de Science Po Strasbourg les valeurs inscrites dans les textes de Voltaire, de Victor Hugo, ou d’Albert Camus. C’est une héroïne, qui se tient debout aux cotés d’August Landmesser ne levant pas le bras, à ceux de l’homme de Tiananmen immobile sur le chemin des chars.
Tinbergen, le premier prix Nobel d’économie avait écrit dès la fin des années 1940 que l’accroissement de l’inégalité des conditions dépendait d’une course entre l’éducation et le progrès technologique. On sait déjà, pour peu que l’on soit du côté de celui qui décide, qu’une proportion croissante des étudiants de science po ou de Columbia est à la limite basse de l’employabilité.
Qu’on ait pas les idées claires, qu’on organise l’ignorance dans nos grandes universités occidentales, dans les départements de sciences humaines en particulier, au point qu’on ne sache plus qui est du côté de l’héroïsme et qui est du coté de l’infamie, devrait nous inquiéter. L’absence de manifestations en occident en faveur d’Ahou Daryaei indique le nombre croissant de gens qui préféreront, par incapacité à le comprendre et à faire mieux, arrêter le processus de progrès qui nous à mené jusqu’ici.
Crédit image : inconnu
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