Et lovés dans les bras circulaires d’une peste

Joaquin Sorolla

Les phrases alambiquées que nous aimions dire,
Faites des mots précis qui tous dérangent ;
Et lovés dans les bras circulaires d’une peste,
Grattant les blessures qui nous démangent,
Etre Juifs à huis-clos, n’ayant comme communauté
Que la prison où l’on prend le caractère du songe.

Dites moi où trouver le poison des réanimations,
Quand ayant mordu la sarbacane par l’entièreté de la gorge,
L’espace se parcourt une.respiration.à.la.fois.
Par le plus grand hasard des âmes au chagrin,
Les oeufs fragiles de la Pâque, la chrétienne et la juive,
Sont tombés sans se briser dans une caisse de foin,

Et des compétences enfin moins précises,
Servent à faire des choses moins répétitives
Qu’une prière à Pâques. On dit qu’il faut changer
Sans cesse pour survivre, mais je vois le même hôpital
Où fructifient les mêmes gestes précis
D’une perpétuelle résurrection de l’homme.

Crédit image : Joaquin Sorolla

 

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