Un printemps de tocsin

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Un printemps de tocsin monte sur la ville,
On exige de s’habituer à la normalité du monde
Quand la mort s’exprime en pourcentages.
Il existe une librairie à Buenos Aires, que j’ai vue
Dans la voiture qui me menait à l’aéroport et
Qui s’appelle « le mauvais sort”.
Ma femme et moi prirent le dernier vol
Pour un autre pays qui n’était pas plus le nôtre,
Où sonnait à peine à cette heure le tocsin.
Nous n’étions pas des lâches, nous allions
Où étaient les nôtres, sortant innocents de l’Eté
Pour les confinements de l’Hiver, allant en un lieu
Où la mort serait un pourcentage et dont on
Essaierait mieux d’être son dénominateur.

Crédit image : Jon deMartin

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