Penser à partir d’une position d’inconfort

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Je pars d’Hillel qui répond à la demande d’enseigner tout l’ancien testament dans le temps qu’on puisse se tenir sur un pied. Il dit “ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas subir” mais m’intéresse surtout la position choisie, qui contient une leçon importante et subtile : il faut toujours penser à partir d’une position d’inconfort.

Dans un monde qui bavarde en hurlant, tenir campé toutes les positions est impossible, et remplir toutes les promesses de victoires de même. Rendre justice à un grief n’implique pas qu’on ait oublié les autres, mais on concentrera mieux ses maigres troupes sur le front de l’attaque, et y administrera ici, et pour le bref temps qu’il faudra, l’économie de la preuve.

Car nos moyens sont limités lorsque ce qui compte n’est pas tant l’existence du mal mais plutôt sa virulence au moment de sa manifestation. Celui qui se tient sur un pied combat en premier le mal qui vient, et laissera aller le mal moribond. Et pour celui qui balance ses appuis d’un pied sur un autre, l’erreur de priorité est une possibilité, mais tout mouvement de foule lui sera suspect.

Crédit image : Sheri Brissenden

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