L’interruption

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Le téléphone vibre contre le bois et soudain je sais
Que le plus grand obstacle de l’écriture est l’interruption.
Je dis l’écriture comme j’aurais dit le fait simple
De penser. Mais la solitude en vrai est intolérable,
Il paraît que l’on pleure facilement dans les avions
Du fait d’une carence d’oxygène ; on pleure plutôt
D’être seul et de ne pas être interrompu par le service.
L’esclavage a changé de nature, ce qui nous laissait
S’efforcer sans joie dans le sillon, tournant la même meule
Dans le même cercle jusqu’à l’épuisement, se joue
De nous en tapant sur notre épaule, au bureau, au foyer,
A l’école, empêchant l’effort de trouver sa lassitude.

Crédit image : Ferenc Pinter

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