Bruit du dieu qui git dans ma poitrine

Gisant-Henri_d'Orl-fils-ducdechartres copie.jpg

Par le matin, enterrer le soleil dans ma poitrine,
Voilà la première méditation de l’espoir
A propos de quel ordre et de quel jour.
Et le corps veut rentrer dans les frais du séjour
Mais demeure isolé par des ricanements de silence
Et se résume dès que la médecine s’en mêle
Au traité des choses sans maîtres.
Les coloristes arrivent à la chambre en dernier
Et la croisée d’une fenêtre qui sur le mur s’assombrit
Puis s’élève dans la dernière nuit de l’Hiver
Ressemble au fanion mis en huit du tour de piste.
Je dis que la langue marche, qu’elle a toujours marché
Et permis la décence après que le soleil fut en terre,
Qu’elle vainc après que la joie fut couleur, alors
Qu’expire le grand bruit du dieu qui git dans ma poitrine.

Crédit image : gisant d’Henri D’Orléans

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