La baie des Anges

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Quand je me lève je vois en cachette le fleuve infini
Au flot muet des cambrures, des jambes,
Des bouches
Alors commence ce jour sous l’auspice mais
Ce début est une fin et rien n’est
Tout à fait neuf
Même le sexe est une ruse pour s’assoir
Sur la rive du fleuve qui coule
Toujours vers Babylone
La ville s’appelle aujourd’hui Moscou ou Kiev
Bucarest ou Saint-Petersbourg
Et leurs fentes macabres s’ouvrent
Aux mots de passe
Faits d’initiales
Quand je me lève j’ai en tête ces rêves qui consistent
A ne pas vieillir d’une manière
Maintenant illégale
J’habite un endroit où il s’agit de verser l’obole
Dans le sens de l’entrée dans la Baie
Le trafic circulaire et local qui
Va et vient sur les ponts
Pénalise celui qui s’y enterre
Et subventionne celui qui
S’enfuit pour de bon
Quand je me lève je vois les labyrinthes
Disons que je suis perdu
De cette façon.

Crédit image : Fred Lyon

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