La banalité des coupables

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Allez les amis, il reste des otages dans les plis de nos lois,
Le juge au siège secoue ses pages pour en faire tomber le droit.
Devant lui défilent des ignorants et ces nouveaux brigands
Raides dans leurs paroles, raides sur leurs bancs,
Avec une bouche à avaler toutes crues les voyelles.

Ils disent n’importe quoi, vous y êtes, ils se révèlent.
Devant la justice, passent toutes sortes d’idiots,
Les révoltés de droit commun crachent de bien haut
Leur bave très élastique sur la nation bonhomme.
Ils se croient beaux, braves – justes en somme.

Mais il n’y a rien de bien nouveau dans le code,
Leurs aspirations sont convenues et commodes.
Ils parleront au greffier de leurs problèmes de prétoire,
Leurs compromissions sont de petites histoires.

Si quelqu’un – pourquoi pas eux – les avait retenus,
Sans doute auraient-ils été un peu plus ingénus.
Mais ils ont quinze ans, trente ans, leur face est un miroir
Où rien ne se reflète : l’oeil est vide, on ne peut rien y voir.

Crédit image : inconnu

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