Veillée populaire

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Au bonheur qui est devenu une farce publique,
Bien pire est l’animal qui s’éveille au nisi dominus,
Avide en prophète comme tonerre roulent
Fulus de cuivre, dirhams d’argent et dinars d’or.
Une chaisière avec sa giberne de sous
Agace les brailleurs fumant sous les chênes
Par une pâteuse charité de mendiante avinée.
Le pays s’éduque d’une passion de charron,
Et ceux qui veulent écrire des romances politiques
Viennent côtoyer la misère une heure ou deux.
Pour ma part, je raisonnais de façon lâche
N’imposant aucune contrainte sur l’espace ;
Mais voici qu’en ce chemin nous ne sommes
Jamais tranquilles et la fortune et la santé
Nous échappent comme nous approchons des places.
J’en suis parti au tempo délibéré de la fanfare,
Par la haie des regards louches qui aujourd’hui veillent.
Peu m’importe que ces yeux ne se ferment plus au soir
Si ils ne voient rien de funèbre en leur veillée.

Crédit image : inconnu

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