Les années en retard

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Au mois de janvier, permets, nous sommes à l’unisson :
Un parterre de fleurs pour un baptême d’abandon.
C’est la vie qu’on enserre, le très frêle esquif
Pour cette noblesse, un décès n’est pas définitif.
Et j’entends tout à fait qu’il y ait d’autres choses
Et de bien meilleures, de bien plus joyeuses choses ;
On me reproche chagrin de gagner du temps,
Que diable faisaient-ils du leur, nos parents ?
Le mistral a claqué des portes au hasard,
Mais je garde entières de toi, les années en retard.

Crédit image : Lartigue

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