L’arbalète du deuil est d’efficacité soudaine

lighthouse-in-the-storm1

Est-ce le simple fait d’apercevoir l’horizon,
Ou de l’époque l’entière rotation,
Les côtes sont bien moins sures.
Et c’est depuis que furent éteints
Un à un les phares de leurs crêtes.
L’arbalète du deuil est d’efficacité soudaine,
Car voilà que j’utilise tous les mots
De mon vocabulaire pour ne pas en dire un :
Comment éviter que ce qui fut créé
Par ma mère, un jour ne désespère.
Je devais en ces temps, être d’utilité pratique.
La vérité relevait moins de la navigation
Aux instruments que de l’insensé cabotage :
Le continent, outre la décision d’éteindre
Les lumières, avait affalé les pontons et
Noyé les accostages, nous découvrions

Le choix d’être ou de laisser partir.

Crédit image : une tempête à la Jument

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s